Les assurances obligatoires : s’assurer intelligemment

Par  Otherwise  - 03 min

Chaque mois, les assurances représentent une charge non négligeable pour votre portefeuille : vous disposez le plus souvent d’une assurance habitation et d’une assurance automobile. De plus, si vous êtes salarié.e, vous cotisez directement sur votre fiche de paie à la mutuelle santé collective obligatoire de votre employeur.

Qu’y a t’il donc d’obligatoire en matière d’assurance ? Comment réaliser des économies sur des assurances qui ne sont pas forcément pertinentes ?

L’habitation et l’assurance automobile à la base de l’assurance obligatoire

Vous n’y couperez pas ! La législation impose aux conducteurs de souscrire à une assurance automobile, au moins sur une formule de responsabilité civile dite « au tiers » c’est à dire destinée à indemniser les automobilistes auxquels vous pourriez causer des dommages.

La plupart du temps, les assureurs vont vous proposer une formule dite « tous risques », mais si vous n’avez pas un véhicule d’une grande valeur, vous pouvez souscrire à une offre plus économique au tiers, ou une offre intermédiaire couvrant par ailleurs uniquement le vol et l’incendie de votre automobile.

Pour l’assurance habitation, elle est en théorie obligatoire pour tout le monde, sauf pour les propriétaires ! Cependant dans les faits tout le monde s’assure en habitation. Le montant de l’assurance étant souvent très raisonnable par rapport aux dommages que vous êtes susceptibles de causer… le pire exemple étant un incendie qui va toucher d’autres habitations.

Quid de la santé ?

Par défaut et avant l'application de la réforme sur la généralisation de la complémentaire santé en janvier 2016, il n’y avait pas d’obligation de s’assurer en santé ! Certains - ils sont très peu nombreux cependant (5% de la population environ) se passent très bien d’une couverture mutuelle, même si avouons-le, cela représente un vrai risque notamment en cas de longue hospitalisation, ou de la nécessité de consulter des spécialistes avec des dépassements d’honoraires.

Depuis la réforme, la donne a changé : sauf cas de dispense spécifique, les salariés doivent obligatoirement adhérer à la mutuelle collective proposée par l’entreprise.

Dans le système actuel ou la part de remboursement sécurité sociale n’a pas une tendance à la hausse, il n’est clairement pas serein et intelligent de se passer d’une mutuelle santé, même pour les indépendants, exclus de la réforme. D’autant plus qu’avec nos nouvelles offres, vous pouvez bénéficier de tarifs attractifs grâce à notre support collaboratif.

Et pour les professionnels ?

Si vous êtes un professionnel, l’assurance n’est pas forcément obligatoire. Cependant, elle peut être fortement conseillée. C'est le cas de la responsabilité civile d'exploitation ou de la multirisque professionnelle si vous disposez d’un local ou de bureaux nécessaires à l’exercice de votre activité. C’est une charge à prendre en compte notamment dans le cadre de la création d’une société lorsque vous établissez un business plan.

A noter que certaines professions sont assujetties à une assurance obligatoire notamment toutes les professions réglementées que ce soit les médecins, les avocats, les agents immobiliers et les assureurs eux-mêmes !

Le dernier secteur professionnel avec une contrainte forte en matière d’assurance obligatoire est celui du bâtiment ou les artisans sont dans l’obligation, au titre de la loi Spinetta,  de couvrir tous les ouvrages réceptionnés et cela sur une période de 10 ans. Cette responsabilité engendre des dépenses potentiellement élevées pour la souscription d’une assurance décennale.

Dans la plupart des cas et notamment dans le domaine du bâtiment, l’absence d’assurance obligatoire peut avoir des conséquences pénales.

 

En résumé :

Il existe des assurances obligatoires et d’autres qu’il est quasi-impératif de souscrire pour être tranquille ! Par contre, vous avez toujours la possibilité de négocier et de trouver des conditions plus avantageuses auprès de différents courtiers.

Certaines assurances sont par contre moins vitales, comme par exemple l’assurance de votre téléphone mobile ou encore l’assurance protection juridique : tout dépend de votre situation ! Renseignez-vous également sur les doublons, notamment à travers vos dispositifs de paiement. Et dans tous les cas, c’est à vous d’envisager le risque encouru par rapport au montant de la prime d’assurance !


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